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( Tous les articles - août 2007 )
 IMPERFECTIONS  

IMPURETES

 

 

Djian, l’écrivain sans territoire, en possède un, je l’ai trouvé : c’est un bocal.

Depuis Lent dehors, Impuretés (collection Folio) est sans doute son meilleur livre.

Le porte-épée, le guppy, le combattant s’agitent sous mes yeux écarquillés derrière la glace d’un aquarium.

Je ne connais pas d’écrivain capable de donner autant de lettres de noblesse à l’imperfection. Jamais il n’est allé aussi loin dans la noblesse comme dans l’imperfection.

Un délice.

Et il y ajoute, ce qu’il ne savait pas faire auparavant : l’humour.

Dans un lieu composite - une colline hollywoodienne au bord d’un lac savoyard - des gens se parlent sans arrêt, sans s’écouter, ils ont tout essayé, la drogue, la célébrité, la réussite sociale, l’alcool, le sexe et sont revenus de tout, mais dans les tourbillons troubles où ils s’agitent, dans les douleurs qui leur soulèvent le cœur, dans leur désenchantement, dans leur quête du bonheur, dans leurs maladresses, ils font preuve d’une telle humanité, ils nous ressemblent tellement que l’on chavire de compassion.

Ces imperfections sont de vraies puretés.

Bravo !

 

Posté le 24/8/2007 - ( 40 )
 CACHEZ CE SEIN  

PULSIONS MAMELONESQUES

 

CHALEUR DU SEIN

(ECHOS D’UNE VIEILLE BIBLIOTHEQUE)

 

Je ne connaissais pas André Birabeau. Avec Chaleur du sein, je pensais qu’il faisait dans l’érotisme de bon aloi, et justement j’étais à ce moment-là en veine de pensées charnelles et mamelonesques. Patatras ! Son sein n’est ni rond, ni tendre, ni voluptueux, il est à prendre au sens du sein de la famille.

Le sein de la famille, je m’en fous un peu, surtout au théâtre.

Et la famille que me présente Birabeau, encore plus. Un grand dadais de 18 ans, niais comme une oie, nommé Gilbert, a tenté de se suicider. Bien entendu, il s’est raté. Sans le suicide réussi ou raté, un immense pan du théâtre mondial s’effondrerait. Suicide et adultère sont les deux mamelles de Thalie. (Je suis en plein dans la digression mammaire)

Le rideau s’ouvre sur un lit de clinique où gît l’imbécile. Se présentent à son chevet, à tour de rôle, ses 3 mères adoptives, épouses successives, prises et abandonnées par le père de Gilbert, un égyptologue chaud lapin, toujours en voyage, sauf lorsqu’il se marie ou divorce.

La mère naturelle de Gilbert étant morte à sa naissance, Mathilde, Adrienne et Bernadette l’ont pris en charge, six ans chacune, au moment où elles se trouvaient aux affaires de son père. Elles font connaissance entre elles au pied de son lit. Sur les photos de la Petite Illustration (je ne me suis quand même pas installé dans un théâtre pour voir ce machin, je lis cette pièce sur La petite Illustration, ce supplément gratuit de l’Illustration qui m’a déjà fait subir Vol nuptial), les trois intérimaires forment une brochette démodée et outrageusement chapeautée. Bon, on est en 1937.

Sentant son ex-enfant en danger, chacune de ces femmes a la conviction bien établie que le salut de Gilbert passera par elle.

Voilà, c’est tout l’argument de la pièce.

Birabeau éprouve le besoin d’expliciter dans la distribution le caractère des personnages, des fois que son texte ne parvienne pas à le montrer. On apprend ainsi dans les didascalies que Mathilde est douce, Adrienne est ferme, Bernadette est vive, Jean (prénom à l’anglaise, c’est une femme) est bête, l’infirmière est laide, Augustine, la bonne, n’est rien (sympas pour les seconds rôles le Birabeau). Ou il nous prend pour des imbéciles ou bien il n’est pas très sûr de lui. En tout état de cause, il n’est pas le roi de l’ellipse.

Il me semble qu’il rate un effet : ayant opté pour cet argument tiré par les cheveux de trois mères successives, il n’en tire pas le profit maximum, elles s’entendent bien or, au théâtre, l’entente cordiale est moins efficace que le crêpage de chignon.

La tentative désespérée de Gilbert est due à ceci : il a piqué une grosse somme dans la caisse de son patron pour offrir une bague à son amoureuse (Jean, la bête). Cela nous vaut le meilleur acte de la pièce qui en comporte quatre. Les mères tentent d’apitoyer le patron en question afin qu’il ne porte pas plainte. Ce Dalassiaud, c’est le nom du patron, est de loin le personnage le plus épatant de la pièce. C’est un stratège du je m’enfoutisme. On se prend à regretter que la pièce ne soit pas faite autour de lui car c’est vraiment un type de théâtre. Il raconte sa vie aux mères. Ma femme me trompait avec mon associé, leur dit-il, lui, gêné par cette situation, n’osait pas me contrarier au sujet de mes erreurs de gestion. Au boulot, ajoute-t-il, je ne fais que des conneries. L’affaire menaçant de s’effondrer, Dalassiaud décide de ne plus foutre les pieds au bureau.Sauf pour passer à la caisse. Depuis tout va très bien. Sa femme ? Très bien aussi. Tout marche pour elle, elle a beaucoup d’autres amants. Comment le sait-il ? Cette bécasse est romancière et, comme la plupart des romancières, elle ne parle que d’elle, il me suffit de la lire. Madame Dalassiaud c’est un peu Christine Angot, en plus drôle.

Dalassiaud : Elle n’avait d’ailleurs aucun talent. Elle n’a pas réussi à se faire de réputation. Mais moi je m’en suis fait une ! J’ajoute que parler de mes cocuages c’est encore un de mes plus sûrs moyens de séduction auprès des femmes.

Bernadette (1/3 de mère) : Ah !

Dalassiaud : Oui, ça les encourage. (Bernadette rit) Et il m’arrive parfois de les quitter avant qu’elles m’aient fait cocu.

Bernadette : Vous êtes drôle.Voilà, c’est la meilleure scène, donc on a compris, on perd son temps dans cette Chaleur du sein. D’ailleurs, ce que l’on comprend surtout c’est qu’il n’y a rien à comprendre.

La fin ? Oui, je peux la donner. Personne n’ira voir cette pièce, qui oserait la monter à nouveau ? Et de toute façon il n’y a aucun suspense.

Le père de Gilbert, de retour de voyage, retrouve dans son appartement son fils en compagnie de ses ex-femmes. Trois d’un coup c’est beaucoup, ça fait remonter une foule de souvenirs. Grande explication. Il comprend qu’il a négligé Gilbert : pudeur masculine, difficultés de communication, absences du père, tout est clair, hop ! ils se jettent, émus, dans les bras l’un de l’autre. Rideau.

N’importe qui aurait pu trouver cette fin. Et même certains n’auraient pas osé.

C’est très mauvais, le meilleur de cette pièce devait être la limonade qu’on buvait à l’entracte.

3 ans après on perdait la guerre, ça nous pendait au nez.

Non sans avoir fait, en 1938, un film éponyme (il faut toujours placer un éponyme quelque part, c’est la grande mode) de Chaleur du sein, par Jean Boyer, avec Jean Paqui, Arletty, Gabrielle Dorziat, Marguerite Moreno, Michel Simon, Pierre Larquey, François Périer. Mazette, quels acteurs !

Malgré cette distribution prestigieuse ce film n’a pas dû faire un sou, la preuve, on a même pensé un moment que l’on avait perdu les bobines.

Elles ont été retrouvées dans les années quatre-vingt. Hélas.

Il passera de l’eau sous les ponts avant qu’on ne rejoue cette pièce ou que l’on projette ce film.

Sous le pont Birabeau coule…(je n’ai pas pu m’en empêcher)

 

Posté le 16/8/2007 - ( 26 )
 LES AILES BRISEES DE BOURGET  

ON NE VOIT PAS LES COEURS

MAIS ON VOIT BIEN SON CUL

(ECHOS D’UNE VIEILLE BIBLIOTHEQUE)

Paul Bourget fait son théâtre et il ne manque pas d’air. On est en 1929. Dix ans après la guerre durant laquelle, dans son fauteuil, il s’est comporté comme un héros, porte-plume à la main. Pour lui, il n’y avait jamais assez de sang versé sur la terre de cette douce France.

Après-guerre les gens de son espèce tiennent le haut du pavé, Paul Bourget est devenu tellement célèbre qu’il croit pouvoir écrire n’importe quoi.

On ne voit pas les cœurs est pire que de la littérature alimentaire. C’est de la littérature post fécale.

J’ai lu cet opuscule, paru chez Plon, par bravade ou plutôt pour tenir une sorte de pari : être le seul au monde en 2007, à lire ce machin. Je crois l’avoir gagné, il n’est pas utile qu’on me le prouve, d’ailleurs si quelqu’un d’autre l’a tenté en même temps que moi, on l’a sans doute enfermé. Et moi-même je me demande si je ne dois pas réserver une place dans un asile, oh, quelques jours seulement, pour me refaire un peu, d’ailleurs je ne me sens pas très bien.

Un ouvrage jaune (acheté d’occase, au milieu d’un lot, car on ne réédite pas ces machins-là) contenant 4 pièces ou plutôt piécettes (style un centime d’euro, en cuivre, des boutons quoi !) que Popaul appelle des " proverbes ". Dans une préface, il cite Musset avec son On ne badine pas avec l’amour. Je fais pareil, dit-il, modeste.

Et il nous colle 4 proverbes.

En fait on peut appeler On ne voit pas les cœurs  du théâtre yaourt. Ça ne tient pas dans la cuillère, ça dégouline.

En sus de l’œuvre qui fait titre, nous avons droit à :  Le soupçon, La vérité délivre  et  Trop de remède est un poison.

Des histoires de bourgeois, d’hommes d’affaires, d’officiers croulant sous des rentes qui se masturbent l’esprit dans leur hôtel particulier au sujet de vastes conneries qui sont : l’amour de leur femme, de leurs enfants, de leur patrie, de Dieu. Ils finissent par découvrir que rien ne vaut une vie morale, avec beaucoup de pognon. Car c’est la grande leçon de Bourget : Le pognon d’abord. Il aurait dû écrire : On ne badine pas avec les sous.

Ce type a une telle compassion pour les nantis qu’il essaie de leur faire oublier qu’il existe des humbles, de peur de les appauvrir virtuellement.

Il admoneste ainsi chacun de ses héros : Soyez moral mais gardez-vous de faire le bien. 

L’assistanat des pauvres est la hantise des riches : Ne pas les habituer à être aidés, disent-ils, leur apprendre à rester pauvres.

Dans ce domaine, Trop de remède est un poison est le pompon. Paul Bourget au cours de cette saynète s’efforce d’atteindre à l’ignominie, il y réussit. Il illustre l’inutilité et les dangers d’aider les pauvres : on ne leur rend pas service, on les dévoie de leur itinéraire de pauvre et ce n’est pas bien car en fin de compte ils n’ont pas un comportement digne avec l’argent, ils ne manifestent ni distance, ni élégance comme savent le faire les riches.

La pauvreté c’est simple et c’est beau, c’est si simple et si beau, qu’il est bon de rester pauvre. C’est ce que pense Bourget.

Il en fait des proverbes, ils l’enrichissent.

Paul Bourget est ici au sommet de son art. Il nous sert un théâtre expérimental : il ne nous distrait pas, il ne nous fait pas rire, il ne nous émeut pas, il nous fait rien. Et rien à ce point, c’est fort.

On ne voit pas les cœurs est à ne pas lire. Je me suis sacrifié.

Et j’en suis malade.

12 000, on a vendu 12 000 exemplaires de cette indigne sottise. Plon ose le mettre sur la couverture. Sans vergogne.

Cela dit face aux 6 ou 7 milliards d’individus que doit compter le monde et à son accroissement prévisible, 12 000 exemplaires ne pèsent pas lourd. La dilution de Paul Bourget est en marche.

Après avoir été le seul à lire On ne voit pas les cœurs, je risque d’être aussi le dernier et cela c’est plutôt réconfortant.

 

 

Décor: Bosch comme exorcisme pour se désenbourgetiser.

Posté le 7/8/2007 - ( 9 )
 BOUILLIE DE FIGUES AU MIEL  

IMPOSANTE MAMELLE

CONFIDENCE AFRICAINE

(ECHOS D’UNE VIEILLE BIBLIOTHEQUE)

Lorsque Roger Martin du Gard descend dans le midi, il fait un détour par Font-Romeu, petite ville de montagne, à 1.800 mètres d’altitude en Cerdagne française, à deux pas de Puigcerda et de la frontière espagnole.

L’une des plus belles (régions) de France, dit-il, dans une lettre datée de mai 1930, adressée à la N.R.F.

Merci Roger. Je te crois aisément. C’est un moment de l’année que je connais bien. Là-haut, au milieu du printemps, on trouve dans les près plein de narcisses et au-dessus d’elles, le pic Carlitte, grand et gros, qui flirte avec les 3.000 mètres, a encore de la neige sur la tête.

Vous me demandez, avec une flatteuse insistance, quelque chose pour vos lecteurs, écrit-il à Jean Paulhan, mais tout ce que j’ai à dire passe automatiquement dans mes Thibault. Un grand roman aspire tout, c’est un vortex où s’engouffrent toutes les forces littéraires et la création entière d’un écrivain.

1930, c’est la grande époque de la N.R.F ; on ne refuse pas de donner un texte à Jean Paulhan. Même Martin du Gard, avec son peu de goût pour la notoriété et plus adepte des romans totaux que des nouvelles, ne peut se le permettre.

Confidence africaine est donc une lettre à Jean Paulhan (avec les effets de modestie habituelle…je n’ai rien qui puisse…cependant à y réfléchir…quelques notes jetées à la va-vite dans un agenda…etc.) dans laquelle s’enchâsse un récit, le tout fait une vingtaine de pages, une bagatelle pour l’auteur des Thibault.

L’auteur a fait la connaissance, à Font-Romeu, d’un gamin tuberculeux Michele et de son oncle d’origine italienne, Léandro. La Cerdagne n’est pas la Montagne magique mais on y soigne les maladies pulmonaires aussi bien qu’à Davos. A vrai dire, ici, c’est plutôt raté car ce Michele en est au stade ultime de la maladie, tellement ultime qu’il meurt. On l’enterre là-haut dans le petit cimetière de Font-Romeu et Léandro fait brûler ses effets et tous les objets lui appartenant. Martin du Gard est frappé par la douleur de l’oncle, concentrée, presque animale, angoissante à voir.

Deux ou trois ans plus tard, Martin du Gard rencontre à nouveau ce Léandro, chez lui cette fois-ci, dans une grande ville du nord de l’Afrique dont il ne veut pas dire le nom, Oran, Alger, Constantine ou Tunis, à votre choix. Léandro est propriétaire d’une librairie en association avec sa sœur Amalia et le mari de celle-ci, un vieillard qui semblait son père, adipeux personnage du nom de Ignazio Luzzati. Amalia ne l’est pas moins (adipeuse) et Martin du Gard la bombarde : elle n’était pas belle ; je dirai même que ses yeux plissés de tortue, son masque envahi de graisse, son teint huileux, son torse piriforme, avachi par les grossesses et les allaitements, conspiraient à faire d’elle un souverain remède contre la concupiscence.

J’avais toujours pris Roger Martin du Gard pour un charmant garçon, galant homme bien intentionné et fort aimable. Certains romanciers profitent de leur fiction pour se venger de leurs proches. Peut-être évoquait-il quelque femme de son entourage. Mme Martin du Gard qu’est-ce qui vous fait croire que je pensais à vous ? allons, je ne vous connais pas. Je voulais seulement dire qu’il faut se méfier des écrivains.

Faisant allusion à la mort de son fils Michele à Font-Romeu devant Amalia, l’auteur est frappé par l’insensibilité de celle-ci et sa tristesse plutôt conventionnelle. Il en rajoute en son for intérieur : Le tissu adipeux, pensai-je, ralentit les activités, paralyse les sentiments les plus profonds.

J’ai tout à coup envie de faire du régime, je ne sais pas pourquoi, car après tout activités réduites et sentiments paralysés sont le plus souvent des bienfaits. Je veux simplement éviter d’être adipeux, c’est tout et c’est clair. Aujourd’hui tout est clair. Même dans la confusion la plus totale, certains arrivent toujours à trouver de la clarté. Moi rien de ce qui est clair ne m’intéresse.

Léandro va faire à Roger Martin du Gard sa confidence africaine, elle explique pas mal de choses.

En clair (donc), il y a une histoire d’inceste là-dessous.

Des agaceries entre frère et sœur au sortir de l’adolescence et tout d’un coup, paf ! ils s’attrapent, non pas sous une forme éphémère façon ...mon Dieu que nous est-il arrivé ? avec repentir et sentiment d’horreur à la clef, non il s’agit ici d’une histoire continue sur 4 ans, du style ah ! que c’est bon, avec sexe et passion au rendez-vous, et quand le père de Léandro et d’Amalia qui ne se doute de rien, force cette dernière à épouser le gros Ignazzio, elle veut un enfant de Léandro, ce sera Michele dont la naissance mettra en même temps un terme à l’aventure du frère et de la sœur.

Martin du Gard retournera en France non sans avoir remis une couche à Amalia : l’adipeuse Amalia de quarante ans, trônant à la caisse au milieu de sa marmaille ; ou bien, bâfrant sa bouillie de figues au miel ; ou bien, laissant couler hors de son caraco son imposante mamelle, pour céder au caprice de son dernier-né, un crapaud joufflu qui avait presque atteint ses deux ans sans être sevré.

J’y pense, n’y aurait-il pas un cliché sud avec cette histoire de figues au miel, de types bouffis, d’imposantes mamelles. Du calme, Roger !

Roger Martin du Gard est un romancier qui a du souffle. Certaines pages des Thibault sont admirables et je prends La mort du père pour une des plus belles scènes de la littérature.

Bien qu’il donne en toute circonstance le sentiment d’un homme effacé, exclusivement consacré à son œuvre, éloigné du scandale, il est étonnant de trouver dans ses romans, une forme d’impudicité, parfois même de perversité dont l’auteur de l’Immoraliste lui-même (André Gide est son ami) se montre bien incapable dans ses romans.

Dans Le lieutenant-colonel de Maumort, autre très grand roman mais inachevé celui-ci, une scène appelée La noyade (qui a d’ailleurs été éditée à part sous forme de nouvelle), penche par exemple très fort vers la pédophilie.

Je ne voulais pas parler de Martin du Gard mais de la N.RF.

Dans ce numéro 209 du 1er Février 1931, outre la contribution de Roger Martin du Gard, je note celle de Jules Supervielle (des poésies), un Œdipe (une partie) d’André Gide, des chroniques d’Alain, d’Albert Thibaudet, d’Arland, on commente les sorties récentes de Solal d’Albert Cohen, de Don Juan de Joseph Delteil, on trouve des comptes-rendus des sorties de théâtre : Le jour d’Henri Bernstein, Maison de poupée d’Ibsen. Et parmi les collaborateurs on relève les noms de Benjamin Crémieux, Ramon Fernandez, André Lhote, André Malraux, Jean Prévost.

Belle vendange mensuelle, elle nous fait rêver nous qui devons nous nourrir exclusivement des raisins immatures, abîmés et parfois frelatés de BHL, de Nothomb, d’Angot, de Minc, de Sollers…

 

Rouault

Jawlensky

Schiele

Baselitz

Posté le 1/8/2007 - ( 27 )
 
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